C’est à l’époque de Louis XIV que les premières pierres de cet édifice furent posées.
Au 19 nième siècle, il fût utilisé comme moulin à huile, puis transformée en château par Monsieur René Barbier, au cœur d’un grand domaine viticole.
La vie tumultueuse de la famille inspira leur cousine et romancière, Elisabeth Barbier, pour l’écriture de sa célèbre saga
« les gens de Mogador ».
En 1985, la famille Boursier tomba sous le charme de ce lieu et transforma le château, alors à l’abandon, en demeure et table de charme.
Forts d’une expérience de cinq générations, vos hôtes vous invitent à découvrir une cuisine fine, élégante et racée ou la passion et la création s’allient à la tradition.
L' année 2009 apres des travaux de remises au norme le chateau obtient ses 3 etoiles et son habilitation en commercialisation

JULIA Julia Angellier est née en janvier 1834, elle est l’aînée d’Alfred et de Constance née de Sauzade, viennent ensuite son frère Constant et sa sœur Sophie. Alfred homme autoritaire règne en maître absolu sur le domaine de "La Sarrazine, sa femme Constance d’une grande douceur porte à ses enfants une affectueuse tendresse. Elle est souvent déchirée entre la loyauté qu’elle doit à son époux et la complicité qui la lie à sa fille. Julia a hérité de l’autoritarisme de son père, elle ne veut pas se soumettre aux choix de son père d’où de nombreux affrontements entre eux, elle est petite (1m48) et maigre, brune avec de magnifiques yeux gris en amande. Pas belle selon les critères de la mode, mais jolie et pleine de charme. Telle qu’elle est, elle a plu à Rodolphe. Il est, Rodolphe, emporté, plein de vie, attachant et attendrissant, brun avec de chauds yeux marrons, il est grand et athlétique. Leur différence de taille, fera dire à Julia : « Voyez la disproportion. N’est-ce pas ridicule ? », ce à quoi Rodolphe répondra « C’est possible, ça ne m’empêche pas de vous aimer ». Une première demande en mariage créera un affrontement violent qui fâchera définitivement les deux hommes sans qu’ils aient eu le temps de se connaître vraiment. A l'issue de cette demande, en punition, Julia sera envoyée au couvent. Elle y rencontrera Herminie Béraud qui deviendra sa confidente et sa complice. En effet, Herminie est la cousine de Félicité Peyrissac, dont le mari Arsène pourtant royaliste est un ami de Rodolphe. En fréquentant les Peyrissac, et par l'intermédiaire d'Hermine, Rodolphe et Julia pourront entretenir une correspondance secrète. Cependant, après plusieurs mois de "détention", Julia apprend de la bouche d'une pensionnaire, Louise Besse, que Rodolphe aurait une liaison avec une chanteuse d’Opéra. Julia prend mal la chose, se ronge les sangs, se fâche et ne veut plus répondre aux lettres de Rodolphe. Avec la complicité d’Herminie et après avoir soudoyé le jardinier, Rodolphe pénètre dans le jardin du couvent où Julia vient chaque samedi cueillir des fleurs pour la chapelle. Surprise, elle accepte les explications de Rodolphe mais refuse de s’enfuir avec lui. Elle lui fait la promesse de le suivre la semaine d’après. Mais le destin se mettra en travers, le jardinier, trouvé ivre sur la voie publique est renvoyé du couvent.A cette annonce, Julia tombe malade. Après 13 mois de couvent et suite aux prières de son épouse, aux lettres de son beau-frère, au mariage imminent d’Olympe, la cousine de Julia, avec Gaston Baze, Alfred Angellier se laisse fléchir et autorise Constance à ramener leur fille à La Sarrazine. Dans la berline, Constance ne veut plus entendre parler de Rodolphe et demande à sa fille de lui promettre de ne pas agir sur un coup de tête. Julia de mauvaise grâce le lui promet, mais précise que cette promesse prendra fin le jour de ses 21 ans. Ayant fait la connaissance de Félicité au parloir du couvent, Julia lui écrit. Félicité vient à « La Sarrazine » charme Alfred qui donne son autorisation pour que Julia passe quelques jours auprès de Félicité, dans son domaine de « La Gloriette".Au cours de ce séjour, Rodolphe, averti, se précipite. Mais dès qu’il demande à Julia de le suivre, celle-ci, tenue par sa promesse refuse. Rodolphe, furieux se fâche. Il ne reviendra pas. C’est une Julia meurtrie qui rentre chez elle, persuadée d’avoir perdu l’amour de Rodolphe.Les jours passent tristement, jusqu’au jour où, les parents Angellier donnent un bal au domaine. Félicité et Arsène Peyrissac y sont naturellement invités Au soir du bal, alors que Julia entraîne Félicité sous la tonnelle, cette dernière lui apprend que le Colonel Vernet, père de Rodolphe est au plus mal, que Rodolphe pense encore à elle et lui demande pardon. Aussitôt, folle de joie, Julia demande à Féli d’avertir Rodolphe qu’elle sera le lendemain à la Pierre Plantée C’est le bonheur retrouvé .Dès lors, ils se revoient en cachette, patientant jusqu’à la majorité de Julia. En janvier 1855, ils se rendent tous deux chez un notaire de Tarascon afin de faire établir les actes respectueux. Cette procédure permettait d’obtenir par le consentement ou non l’autorisation de se marier. Au jour anniversaire de la majorité de Julia, le notaire accompagné de deux témoins devraient se présenter à La Sarrazine pour y présenter les actes respectueux à Alfred Angellier. Cet acte, serait répété à trois reprises avec un mois d’intervalle entre chaque, en cas de refus du père, Rodolphe et Julia ne pourront se marier qu’en avril. A l’issue de la visite du notaire, Monsieur Angellier, hors de lui, chasse sa fille. Elle s’enfuit du domaine secourue par Rodolphe. Il l’accompagne chez Olympe, qui tout en mesurant la gravité de l’action, lui a promis de la garder près d’elle jusqu’à son mariage Suivent trois mois d’attente interminable, où Julia, malgré les visites quasi quotidiennes de Rodolphe, se sent comme une intruse dans le foyer des Baze. Enfin, par un beau matin d’avril, dans la chapelle de Notre-Dame du Bon Remède, Julia Angellier devient Julia Vernet. L’arrivée à Mogador ne va pas sans heurts, Julia découvre une demeure massive, sans charme, et ne peut s’empêcher de la comparer à la « Sarrazine », de plus, la présence de sa belle-mère se fait pesante. Cependant deux mois après le mariage, Elodie Vernet en compagnie d’Antoine son second fils, part s’installer à Tourvieille, son domaine de Camargue encore habité par sa mère. Julia prend la haute main sur Mogador, les jeunes mariés fourmillent de projets. Bientôt Julia est enceinte, Rodolphe est fou de joie. Petit à petit, Julia s’accoutume, se prend à aimer son domaine, elle s’y sent maîtresse. En janvier 1856 naît le petit Cyprien. Au mois de mai, les pluies qui avaient déjà pourri l’hiver, reprennent. Le Rhône déborde. Devant la pluie de plus en plus violente, créant des inondations, Rodolphe participe aux secours. Le soir il fait un récit détaillé à Julia, qui s’inquiète pour sa famille. Le voyant désolé, il part aux nouvelles, rencontre Constant, le frère de Julia, ils sympathisent et Constant promet de venir voir sa sœur, cette nouvelle réconforte Julia, car Rodolphe lui apprend que sa cousine Olympe est morte avec sa petite fille, noyées par une brusque crue. C’est dans la tristesse que Julia annonce à Rodolphe qu’elle attend un second enfant. En cette fin d’année 1856, Ernest et Philomène Riquelme et leur petit Eloi entrent au service des Vernet. Amélia, deuxième enfant du couple naît aux derniers jours de décembre 1856 Après 21 mois de mariage et deux enfants, Rodolphe et Julia décident de souffler un peu, le bal de la Préfecture d'Avignon ouvrira le feu des distractions. Pour l'occasion Julia s'est commandé une crinoline, nouveauté qui fait fureur car elle a l'avantage de remplacer les innombrables jupons qui donnent de l'ampleur à la jupe. Mais le soir du bal, quand Rodolphe admiratif vient tourner autour de Julia, il s'aperçoit que la stucture est différente et entre en fureur devant cette "cage à poules". Il la somme de remettre ses jupons et les lui entasse sur une chaise. Julia, qui ne veut se soumettre "la robe est faite pour aller avec une crinoline", prend les jupons et les jette par la fenêtre, sous l'oeil médusé d'Ernest qui attend avec la voiture, au bas du perron. Evidemment, Rodolphe fâché, fera la tête toute la soirée et papillonnera auprès des femmes. Au retour, Julia voyant que Rodolphe ne décolère pas, tentera d'enlever sa crinoline. Ce qui dans une voiture fermée et cahotante ne sera guère facile, Rodolphe appelé à l'aide finira par éclater de rire et la paix sera faite. Ernest et Philomène "Philo" se sont bien intégrés à Mogador. Ernest est devenu cocher, Philo est la femme de confiance de Julia, (elle a été la nourrice d'Amélia), elle régente tout et ce n'est pas sa grossesse qui la freine (Elle aura un second petit garçon Fulcran). Les fêtes de Noël ont amené Elodie Vernet et Antoine à Mogador, ce dernier confie à Julia qu'il est amoureux. Elle s'appelle Lucie Aillaud, Antoine qui n'ose pas affronter sa mère demande à Julia si Rodolphe accepterait de lui en parler. Julia, au coucher, met Rodolphe au courant, qui, guilleret accepte la mission. Après bien des tergiversations, Elodie Vernet accepte qu'Antoine se fiance, mais pas avant le printemps Antoine qui attend le résultat de l'entretien en compagnie de Julia est un peu déçu d'attendre encore 6 longs mois. Mais le temps passe et c'est par un beau matin de printemps que les fiançailles ont lieu. Huit jours plus tard, Rodolphe et Julia assisteront à la procession de St Michel de Frigolet. Ils feront une visite à la chapelle de Notre Dame de Bon Remède où ils se sont mariés, aussi émus que ce jour là. A leur retour à Mogador, Philo les rejoint pour leur annoncer qu'on est venu de "La Sarrazine" pour annoncer que Monsieur Angellier est au plus mal. Aussitôt, Rodolphe et Julia partent pour "La Sarrazine". Monsieur Angellier meurt sans avoir pardonné à sa fille. Julia est enceinte pour la troisième fois, le deuil qu'elle porte attriste son époux, aussi voit-il d'un bon oeil l'arrivée d'Herminie, pensant qu'elle distraira Julia. Et c'est effectivement ce qui se passe, jusqu'au jour où Julia, montée se reposer dans sa chambre surprend un baiser d'Herminie échangé avec Rodolphe Julia, blessée, va retrouver Herminie dans sa chambre. Julia demande à Herminie de partir immédiatement. Elles ne se reverront plus. Juin 1959, c'est la victoire de Magenta, c'est aussi et surtout pour la famille Vernet, l'arrivée d'Henri, et cette fois-ci, Constance Angellier est venue à Mogador, pour faire la connaissance de son petit-fils Le bel été est passé, en novembre, Sophie, la jeune soeur de Julia, vient passer quelques jours à Mogador. Amoureuse, elle confie son secret à sa soeur, ne sachant si cet amour est réciproque. Malheureusement, cet amour ne sera pas partagé. Antoine et Lucie se sont mariés. Un petit garçon, Raoul, leur est né au milieu de l'année 1860. La gentillesse, la simplicité de coeur de Lucie ont séduit la famille entière. Julia aura toujours pour sa belle-soeur ainsi que pour Antoine, une tendresse particulière. Le grand deuil suivi après le décès de Monsieur Angellier a pris fin. Les festivités jusque là mises en veille peuvent reprendre. Julia se réjouit particulièrement du bal prochain, donné en l'honneur de la visite en Provence du couple impérial, Napoléon III et Eugénie. ais alors que Julia, le grand jour venu, se prépare, Amélia se blesse en passant au travers des vitres de la serre. Malgré les apaisements du médecin, Julia préfère rester à la maison pour veiller sur sa fille. Rodolphe après quelques hésitations, ira seul au bal de l'empereur. Les bals qui suivent donnent quelques doutes à Julia. Elle trouve que Rodolphe s'y taille un succès auprès des belles. Quelques mots d'Elodie Vernet sur ce sujet ne laissent plus de doutes à Julia. Si les ragots sont parvenus jusqu'en Camargue et pire, jusqu'aux oreilles de sa belle-mère, Julia y mettra bon ordre .Après avoir revu ses carnets de bal pour se remémorer les cavaliers venus y réserver une danse, son choix se porte sur le Lieutenant Montaury. Celui-ci assidu auprès d'elle fera très bien l'affaire pour rendre jaloux Rodolphe. Cependant, Rodolphe, fort occupé par ses propres conquêtes, ne mord pas tout de suite à l'hameçon. Félicité, met en garde Julia, car à présent c'est à son sujet que les ragots vont bon train. Mais Julia la tranquillise et la met dans la confidence. Ce qui amuse Félicité, qui malgré tout ne lui cache pas qu'elle redoute la réaction de Rodolphe. La soirée pourrait se poursuivre normalement, si Constant n'entrait en piste, il sermonne sa soeur, prenant le parti de Rodolphe. Un moment tentée de lui révéler le but de sa conduite, elle se reprend, étant sûre que Constant irait raconter sa stratégie à son bien-aimé beau-frère. Au lieu de ça, elle traite son frère d'imbécile, ce qui a le don d'excéder Constant qui finit par la menacer d'aller tout révéler à Rodolphe. Julia saute sur l'occasion et le met au défi de le faire. Constant fonce dans le piège et rejoint Rodolphe. Pendant que Constant va avertir Rodolphe, Julia danse avec le Lieutenant Montaury. Il ne faut que très peu de temps à Rodolphe pour surgir, la séparer de son cavalier et aller prendre congé de leurs hôtes.Dans la berline qui les ramène à Mogador, Rodolphe explose de rage, Julia garde son calme. Et quand il lui demande ce que représente Montaury pour elle, Julia lui répond « Rien de plus que ce que sont vos cavalières attitrées ». Fou de jalousie, Rodolphe fait arrêter la berline après en avoir cassé la vitre d’un coup de poing. Et bien qu’il reste une longue distance jusqu’à Mogador, Rodolphe décide de continuer à pied. Julia rentrée seule, finira par s’assoupir après avoir guetté le pas de son mari. Au petit matin, elle le découvrira dans un fauteuil près de l’âtre. « Si tu as cessé de m’aimer, mieux vaut que je le sache » « Grand sot, comment le pourrais-je ». En septembre 1861, alors que Mogador s’apprête à vendanger, le petit Cyprien d’habitude si vif, se montre fatigué. Après la visite du docteur qui diagnostique un refroidissement, Cyprien reprend ses jeux dans le parc, jusqu’à une rechute qui le maintient à nouveau au chaud à l’intérieur de la maison. Julia s’aperçoit qu’il est très fiévreux. Après l’avoir couché, elle s’aperçoit qu’il ne supporte pas la lueur de la lampe. Le médecin rappelé craint une méningite.Devant la gravité de l'état de santé du petit garçon, la famille entière s'est réunie à Mogador dans l'attente d'une guérison...Malheureusement, Cyprien meurt.Dans la solitude de leur chambre, Julia et Rodolphe laissent libre cours à leur peine La douleur de Julia est immense, elle décide qu'il n'y aura plus d'enfants àMogador. ?Pour les distraire de leur chagrin, Antoine et Lucie ont invité Rodolphe, Julia et les enfants à Tourvieille, ils y fêteront Noël. C’est Elodie qui annonce à Julia que Lucie est enceinte. Ce qui ranime en Julia le deuil de son enfant. Après le séjour à Tourvieille, Julia aide Philo à accoucher de son troisième fils, un enfant mort-né. Se morfondant dans son deuil, Rodolphe la surprend plusieurs fois dans la chambre de leur fils disparu. Il décide de faire débarrasser la chambre, Julia menace de tout faire redescendre, finalement elle accepte la décision de Rodolphe. Mais sa tristesse ne s’efface pas, Rodolphe ne sait plus à quel saint se vouer, il implore Madame Angellier de venir parler à sa fille, mais la date anniversaire du décès de Cyprien font retomber Julia dans sa douleur, puis Sophie vient passer quelques jours à Mogador pour distraire Julia. Peu à peu Julia remonte la pente. En décembre 1862, c'est à La Sarrazine que la famille Vernet passe les fêtes du bout de l'an. Dans la maison de son enfance, Julia se régénère. Constatant que Sophie, malgré sa gentillesse se dérobe aux confidences, Julia s'en prend à son mari, et lui reproche d'avoir, au moment où Sophie était amoureuse, trahi ce secret en le partageant avec Constant, lequel avait manqué de discrétion. Ce sermon n'aurait guère d'importance, s'il ne marquait enfin la fin des larmes. Rodolphe heureux de retrouver une Julia vivante et vindicative se laisse réprimander dans l'allégresse. Au début de 1863, c'est la mère d'Elodie, l'aïeule Richard-Lacroix qui trépasse laissant peu de regrets, sinon dans le coeur d'Elodie sa fille. 1863, c'est la prospérité française, le prestige français, la paix française. Rodolphe est heureux, ce qui n'est pas forcément le même état d'esprit d'Arsène Peyrissac. Au cours d'une soirée, Arsène et Rodolphe s'opposent violemment Au nom de Badinguet, Rodolphe prend feu L'intervention de Féli et de Julia ne changera pas la brouille inéluctable entre les deux hommes Elles se diront adieu et ne se reverront jamais plus. Dans la voiture qui les ramène à Mogador, Julia sait bien qu'elle vient de perdre sa meilleure amie. Les jours qui suivent sont un véritable enfer pour Julia. Elle redoute un duel entre Arsène et Rodolphe. Angoissée, elle guette, surveille les allées et venues de son mari. Finalement Rodolphe voyant Julia amaigrie et en proie à des suffocations pense avec joie qu'elle est enceinte. Ne tenant que sur les nerfs, elle concède que "non , elle ne l'est pas....pas encore". Et prenant son courage a deux mains lui parle d'Arsène, Rodolphe lui apprend qu'effectivement il lui a envoyé deux témoins, mais qu'Arsène a refusé de se battre. Et bien que Julia déborde de gratitude pour la dérobade d'Arsène, elle ne peut s'empêcher d'éprouver une pointe de mépris à son égard. "Jamais je n'aurais cru qu'Arsène préférerait s'humilier de la sorte, quitte à vous laisser croire qu'il a eu peur" "Peur? Elle est bien bonne! Peur? Mais, ma mie, c'est un tireur hors ligne, tout le monde le sait. Le temps aidant, Julia reprend goût à la vie, elle donne le jour en février 1864 à Frédéric. C'est une joie pour Rodolphe, qui aura toujours un faible pour ce fils. C'est aussi l'année où Constant apprend à Rodolphe qu'il est amoureux. Cette confidence faite à son époux et non à elle, blesse Julia. D'emblée, elle se méfie de cette jeune personne qui vivra à la Sarrazine, la maison de son enfance. Et effectivement, quand elle fait la connaissance de sa belle-soeur Dorothée, elle n'éprouvera aucune amitié pour elle. Dorothée n'a que 17 ans, elle est jeune, mais Julia n'a pour elle aucune indulgence, elle la juge trop coquette. Elle ne lui en donne pas pour plus d'un an avant que l'on ne dise à propos de son frère "Pauvre Constant". Mais au bout d'un an, la prédiction de Julia ne s'est pas réalisée et la paix règne sur la Sarrazine. En mai 1866, c'est la naissance d'Adrienne, deuxième fille et cinquième enfant de Julia et Rodolphe. En visite à la Sarrazine, Julia est attristée des changements effectués sur le domaine et en particulier dans le parc. Ceci ne lui rend pas sa belle soeur plus sympathique, de plus Dorothée est enceinte. Au printemps 1867, c'est le voyage à Paris, pour l'exposition Universelle, Julia et Rodolphe se jurent de tout voir et d'aller partout. Ils ne reviendront à Mogador que quinze jours plus tard, la bourse vide et les malles pleines. 1867, c'est aussi la mort de Fulcran, le deuxième fils de Philo et Ernest. Maitresse et servante unies dans la douleur se relaient auprès de l'enfant, en vain. ******* Lors d'une visite à la Sarrazine, Julia s'aperçoit que Constant semble malheureux, et ce malgré la naissance du petit Edmond. De plus, un certain Monsieur Brès, fréquente assidument chez les Angellier. Constance pense qu'il vient pour Sophie. ?Cependant quand Sophie arrive, un matin de février 1868 à Mogador, bouleversée, c'est pour apprendre à Julia que Monsieur Brès s'est servi d'elle afin de pouvoir courtiser Dorothée, elle les a même surpris en train de s'embrasser. Peu après, alors que Sophie se repose, survient Constant. Au cours d'une succulente mise au point, Constant en prend pour son grade. Julia, sans révéler vraiment ce qui s'est passé, lui conseille d'envisager un second enfant pour Dorothée. L'année 1868 est désastreuse pour les récoltes, si bien qu'à Mogador, après des années de prospérité, Mogador subit des revers financiers. Rodolphe doit se séparer, la mort dans l'âme des ses actions "Suez". A la fin de l'année, une petite Emilie est née chez Dorothée et Constant. Après les récoltes de 1869, Julia s'aperçoit que Mogador est tiré d'affaires. C'est une bonne occasion de donner une fête. La rentrée voit partir Amélia en pension à la Visitation. Au printemps 1870, Lucie, après Raoul né en 1860 et Georges né en 1862, donne naissance à un troisième garçon, Léon. Et puis, en juillet 1870, c'est la guerre contre la Prusse. Au début Rodolphe prend bien la chose et croit en la victoire. Les soirées d'été sont si douces qu'on en oublie la guerre. C'est la capitulation de Sedan, Rodolphe, furieux s'enferme dans son bureau. Le régime est à bas et la République est proclamée. C'est Constant qui le lui annonce. Rodolphe se renferme, il semble à Julia qu'il la fuit, et puis elle comprend. On demande des volontaires pour partir à la guerre. Rodolphe partira en compagnie d'Ernest et d'Eloi.Les adieux à la gare sont bouleversants. Dès lors commence pour les deux femmes une longue attente Et puis, un matin de janvier, arrivent à Mogador le Maire et son AdjointIls viennent annoncer à Philola mort de son fils Eloi. Rodolphe est rentré seul. Au cours d'une bataille où il a été blessé, Ernest l'a mis à l'abri. Rodolphe a entendu les bruits du combat, puis plus rien. Il a appelé sans obtenir de réponses et a perdu connaissance. Ce sont des gens du pays qui l'ont recueilli et soigné. Le voilà de retour, amaigri, fatigué. Ernest, lui, ne rentrera plus. Commence alors une période de convalescence. Rodolphe a perdu l'appétit, son caractère empire, il supporte peu d'être confiné à l'intérieur. Et il rabroue Julia.Les aînés sont rentrés de pension Amélia, à force de cajoleries arrive à faire manger son père, mais dès qu'elle repart pour le couvent, Rodolphe rechigne à se nourrir. Et puis, au bout de six longs mois, Rodolphe reprend meilleure mine, il retrouve son entrain et s'occupe du domaine comme auparavant. Et Julia attend un enfant. Victor Allard entre au service de Mogador pour remplacer Ernest, en même temps Berthe est engagée comme fille de cuisine. La vie reprend son cours, Julia, sur qui repose toute l'intendance du domaine est très fatiguée par cette grossessse. En Octobre, un nouveau petit Vernet est né, il s'appelle Hubert. En février 1872, c'est le mariage de Victor et de Berthe, Rodolphe a orchestré une magnifique fête, ouvrant le bal avec la jeune mariée. Mais au mois d'avril, alors que le temps est humide, Rodolphe retrouve ses insomnies. A Julia, inquiète, le docteur Lapierre recommande le repos pour Rodolphe, mais aussi pour elle. L'été n'apporte pas d'amélioration. Le docteur demande à Rodolphe de passer le voir à son cabinet, Rodolphe renâcle mais accepte d'y aller. A son retour, il est tout souriant en apprenant à Julia que le docteur n'a rien trouvé, sinon les nerfs, le choc de la guerre, à part cela, il est solide comme le pont neuf. Il accepte même de prendre ses médicaments, puisqu'il a été reconnu en bonne santé !!!! Et c'est un fait qu'à l'automne, Rodolphe se sent mieux. Julia en profite pour faire avec lui de longues randonnées à cheval. Une petite Caroline est née à Tourvieille, chez Antoine et Lucie. En décembre, Rodolphe a pris froid, le docteur diagnostique un coup de froid et ordonne une potion. Mais Julia n'est plus dupe. Elle se rend le lendemain chez le docteur, il lui apprend que Rodolphe est gravement malade, le coup de baïonnette reçu pendant la guerre a touché le poumon, un abcès s'est formé, ce n'est pas guérissable. Julia décide de taire la vérité à son mari.Cependant, contre toute attente, Rodolphe reprend du poil de la bête, tandis que Julia, éprouvée par son lourd secret, s'étiole. L'anné 1873 s'achève entre rechutes et rémissions. L'année 1874, commence tristement, Rodolphe n'éprouve plus que de l'indifférence pour tout ce qui avait pu le passionner avant. Taciturne, il passe le plus clair de son temps dans son bureau. Ceux de Tourvieille qui sont venu passer les fêtes du bout de l'an à Mogador, ont accepté de prolonger le séjour à la demande de Julia. Celle-ci a décidé d'informer sa belle-mère et Antoine du diagnostic du docteur. Pour la première fois depuis qu'elles se connaissent, Elodie et Julia, réunies dans cette même souffrance arrivent à échanger de l'affection. Au printemps cependant, une amélioration se produit. Une effroyable crise de vomissements pendant laquelle Julia a cru perdre son mari, a eu effet de le soulager. L'été le voit à la moisson, la chaleur ne semble pas l'incommoder. Pourtant alors que Julia lui dit qu'il est sorti d'affaires, il lui répond "Je suis foutu, je le sais depuis belle lurette" Encore un hiver, de fièvres, de crises et pourtant Rodolphe résiste. Et finalement en ce début de 1875, la mort tombe ailleurs, c'est Dorothée, morte en couches que l'on mène en terre.. La petite Blanche ne connaîtra jamais sa mère. Et Constant effondré s'accuse d'avoir imposé cette grossesse à sa femme qui n'en voulait pas, tous, et Rodolphe en tête le consolent. Amélia confie à sa mère qu'elle est amoureuse et souhaite se marier, l'heureux élu s'appele Pascal Ladevèze et cette nouvelle ne réjouit pas particulièrement son père. Mais tous ses a-priori tombent quand il fait la connaissance de la famille. Au cours des fiançailles dans l'intimité, c'est un Rodolphe tout ragaillardi qui préside aux réjouissances. Le mariage est fixé à l'automne. Mais ayant traîné tout le mois de juin avec une forte fièvre, Rodolphe épuisé s'éteint dans les bras de Julia. Le chagrin de Julia est intense. La visite de l'abbé Tassin lui apporte un peu de sérénité. "Je l'ai attendu longtemps, mon père, et voilà que je vais recommencer". Peu de temps après les vendanges, un message de Tourvieille arrive à Mogador, annonçant la venue d'Elodie. De manière très maladroite, Elodie demande des comptes à Julia. Julia refuse de se soumettre à cette demande. La discussion entre les deux femmes tourne à l'affrontement. Elodie, très vexée, retourne à Tourvieille. Antoine qui affectionne beaucoup Julia, vient le lendemain, afin de savoir ce qui s'est passé entre les deux femmes. Géné par la démarche de sa mère, il avoue qu'effectivement, il a été quetion d'apporter de l'aide à Julia le cas échéant, mais jamais de lui demander des comptes sur la gestion du domaine. L'année 1876 est , en grande partie, consacrée au mariage d'Amélia, que le deuil de Rodolphe a retardé au mois d'août. Il est même question que Philo, pourtant si attachée à sa maîtresse et à Mogador, suive la jeune femme dans sa nouvelle maison. Au cours d'un essayage de la robe de mariée, Julia aperçoit une robe de deuil et interroge la couturière. Celle-ci lui apprend que la robe est pour Madame Peyrissac qui a eu le malheur de perdre, dans un accident de chemin de fer, son fils, sa belle-fille et son petit-fils, ne lui reste plus qu'une petite-fille, Ludivine, qu'elle va élever. Alors qu'elle s'apprête à aller chez les Jonquéras en Arles, Amélia reçoit une lettre de Pascal qui lui annonce que sa mère a attrapé une insolation. La jeune femme décide de lui rendre visite. Au bout de trois jours, de retour à Mogador, sa belle-mère ne va pas mieux. Un courrier de Pascal lui apprend que sa mère a la variole et qu'il ne peut venir à Mogador, de peur d'apporter la contagion. Alors que Madame Ladevèze se rétablit, c'est au tour d'Amélia de s'aliter. Et bientôt apparaissent sur le beau visage et le corps d'Amélia, les signes de la maladie.Malgré les soins, les veilles, Amélia meurt, défigurée. On enterre la jeune femme dans sa robe de mariée arrivée le jour même de sa mort. ******* Sept années ont passé, Henri a pris les rênes du domaine Frédéric est revenu du lycée, bachelier Il va bientôt partir au régiment Adrienne a 17 ans C'est une jeune fille d'humeur toujours égale, attentionnée et douce, calme et tranquille. Toutes qualités qui ont le don d'exaspérer sa mère. Hubert, le petit dernier est pensionnaire au collège. 1885, c'est le mariage de Raoul, l'aîné d'Antoine et de Lucie, avec Laure Cabanis, une belle Arlésienne rousse aux yeux verts. C'est aussi les confidences d'Henri,amoureux d'Estelle Jonquéras Henri demande à sa mère de donner une soirée à Mogador dans laquelle il compte connaître les sentiments d'Estelle Mais au cours de la soirée, Estelle avoue à Henri qu'elle ne l'aime que fraternellement. Peu de temps après, Estelle se fiance avec un lointain cousin promis à un brillant avenir. Malgré ses regrets, Henri assistera aux fiançailles ainsi qu'au mariage. Frédéric, maintenant libéré du service, épaule son frère, Julia les voit prendre, de jour en jour, plus d'ascendance sur le domaine. En 1887, Henri a devancé son frère pour une partie de chasse, Frédéric s'apprête à le rejoindre quand il voit arriver Victor, le visage décomposé. Henri a eu un accident, on le ramène. Au bout de quatre jours de délire, où Julia n'a pas quitté son chevet, la famille réunie au complet dans l'attente voit descendre Frédéric transfiguré. Son frère lui a parlé un long moment. C'est le défilé chez Henri, qui semble tiré d'affaires.Mais le lendemain, à l'aube, il s'éteint, la joue contre la main de sa mère. "Continuer, mon Dieu..... Comment? Pourquoi? Je n'en puis plus. Ne voyez-vous pas que je suis à bout?" On le croit, mais on continue. "Non! Ce n'est pas cela qu'il faut se dire. Mais, au contraire : rien n'est jamais fini." Elle eut ce mouvement qui devenait comme un tic, pour redresser ses épaules maigres, et quitta son fauteuil pour aller soulever le coin du store, attirée vers la fenêtre par un bruit lointain de sabots. Rodolphe, Amélia, Henri.... Chaque allée de Mogador était peuplée pour l'éternité de leurs voix, de leurs rires, de leurs chevauchées que nul vivant n'entendrait jamais plus; et ces cris de joie d'un petit enfant dont , seules, à présent, la vieille Julia Vernet et sa servante conservaient encore la mémoire. Un cavalier déboucha d'entre les massifs. De haute taille, bien découplé. Une assiette irréprochable. Cette même silhouette des Vernet. En bas Frédéric se retourna pour répondre à quelqu'un. Sous les yeux de sa mère, son image devenait de plus en plus floue. Julia attendit un instant, puis, effaçant de la main la buée qui s'était épaissie, elle frappa au carreau pour lui faire signe. ******* Ainsi s'achève l'histoire de Julia Vernet de Mogador, nous la retrouverons dans le second tome où l'héroïne s'appelle Ludivine.....
A la découverte du haut Vaucluse au Château du Martinet Randonnées et escalade dans les dentelles de Montmirail Un lieu encore peu connu et extraordinaire par sa faune et sa flore a 4 km Découverte du célèbre Mont Ventoux (biosphère) a 2o km Nous vous recevons dans nos 3 maisons d hôtes Le château Ancien moulin à huile entièrement rénové en maison d hôtes , ce château du XIX ème siècle vous accueille aux confins de la haute et de la basse Provence. Construite aux pieds des Dentelles de Montmirail, cette demeure de charme vous plonge au cœur du célèbre vignoble des Côtes du Rhône, à deux pas de la Drôme Provençale, du Ventoux, du plateau de Vaucluse et des contreforts du Luberon. Chaleur, convivialité et détente son au programme, à la faveur du vaste parc ombragé, de la terrasse abritée par ces platanes centenaires. Vous découvrirez à la table du Mogador sélectionnée par Tables et Auberges de France (GASTRONOMIE) et au GAULT et MILLAU, une cuisine bourgeoise ambassadrice de la gastronomie française à la tonalité provençale. Salle pour dégustation et vente de vin Possibilité de déjeuner a la belle saison sur la terrasse a l ombrage des platanes centenaires Parc a la française avec sa roseraie Bassin avec ses carpes de collection et ses 4 sortes de tortues d eau Berceau de la famille des gens de Mogador L annexe du château Qui a été réalisée sur les anciennes cuves quand celui-ci était un domaine viticole Au bout du bâtiment se trouve la nouvelle maison familiale de notre famille Le Mas des Armouriers a 150 m l ancienne magnanerie du château avec 4 suites les premières pierres de cette cette demeure sont posées vers 1315 c est une fabrique de matériaux en cuivre et fer pour les Papes d Avignon (La papauté d’Avignon désigne la résidence du pape en Avignon (France). Cette résidence qui déroge à la résidence historique de Rome (Italie) depuis saint Pierre, se divise en deux grandes périodes consécutives : La première, de 1309 à 1378, celle de la papauté d’Avignon proprement dite, correspond à une époque où le pape, toujours reconnu unique chef de l’Église catholique romaine, et sa cour se trouvent installés dans la ville d’Avignon au lieu de Rome. La seconde, de 1378 à 1418, coïncide avec le Grand Schisme d’Occident où deux papes rivaux (même trois si l'on considère l'éphémère pape de Pise) prétendent régner sur la chrétienté, l’un installé à Rome, et l’autre à Avignon.) Violes était les écuries papales ce village se trouve au milieu de la route des Papes qui les emmenait d Avignon a Valreas ou se trouve la résidence d été de ces messieurs ensuite cette fabrique fut transforme en moulin a huile et en 1860 la Famille BARBIER d Avignon acheta ce moulin et la magnanerie sauf la ferme que les propriétaire garderons Mr Barbier Transforma le moulin en château pour le domaine qui est devenu un grand domaine viticole et le chemin qui servait a amener les olives fut transformé en route un peu plus tard
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